melP1000105J'ai toujours une grande joie à réaliser des oeuvres qui me sont commandées pour une personne, un lieu etc.

Alchimie de ce que je suis et de ce que je perçois de la personne ou du lieu.

L'oeuvre fait son chemin entre les deux et émerge souvent là où je ne l'attends pas...

cette dernière oeuvre: "le chemin lumineux" fait partie de ces surprises.

Il s’agit de lumière

Du lien que nous entretenons avec la lumière,
De l’espace intérieur que nous lui offrons pour qu’elle y creuse son chemin 

Il s’agit de ce qui nous relie au « divin », quel que soit le nom qu’on lui donne
De l’attention donnée à ce divin en nous
De l’accueil de cela au cœur du silence
Du rayonnement qui en émane

Dans la cosmogonie kabbalistique,  L’In-fini (Ein-Sof), se rétracte (tsimtsoum) pour creuser un vide en lui afin de faire place au monde à venir.
Sa lumière divine empli ce vide. De cette lumière diffuse, puis directionnelle, naîtra l’homme primordial (Adam Qadmon).

Faire le vide, se désencombrer de ce qui nous remplit, afin de permettre à autre chose d’advenir : cette notion du tsimtsoum  me  parle.
La lumière ne peut se diffuser que dans l’espace libre. Devant un mur, ou un amas d’objets, elle n’ira pas loin…

Ligne de lumière liant le spirituel au terrien, au sens premier de religere. 
Nourrir notre être « relié », dans ce monde si souvent « coupé ».

Marie BUSSON      - Mai 2010 -